


Jeudi 4 juin 2026
La Rencontre des Entrepreneurs de France Auvergne-Rhône-Alpes
La Rencontre des Entrepreneurs de France Auvergne-Rhône-Alpes (#REFAURA) est le temps fort annuel de l’écosystème MEDEF régional. Déclinaison territoriale de la REF nationale, elle a vocation à rassembler, chaque année, les dirigeants d’entreprises, les acteurs économiques, institutionnels et sociaux de la région autour des grands enjeux de compétitivité, de transformation et d’avenir des entreprises. Plus qu’un événement, la #REFAURA est un moment de mobilisation collective, un lieu où la famille entrepreneuriale se retrouve pour faire bloc, partager des convictions et porter une parole forte au service de l’économie régionale.
Événement itinérant, la #REFAURA s’ancre au cœur des territoires pour être au plus près des réalités économiques locales et de celles et ceux qui entreprennent. Portée par le MEDEF Auvergne-Rhône-Alpes, premier réseau régional au service de l’entreprise et de l’esprit d’entreprendre, elle incarne un MEDEF engagé, militant et rassembleur. À travers débats, rencontres et temps de connexion, la #REFAURA affirme l’ambition des entreprises de la région : peser dans le débat public, contribuer à l’intérêt général et construire collectivement les conditions de la croissance et de la réussite économique durable.
Date et heure
Jeudi 4 juin 2026, ouverture des portes à partir de 13h00
Lieu
Hall32, 32 Rue Du Clos Four, 63100, Clermont-Ferrand
Le retour des grandes ambitions impérialistes
Après quatre décennies d’ouverture, le récit d’une mondialisation « heureuse » n’est plus. Nous basculons d’une logique d’interdépendance organisée vers une logique de puissance assumée, où la conflictualité devient un mode de fonctionnement. Sanctions, droits de douane, contrôles à l’export, restrictions technologiques, politiques industrielles offensives, exigences de souveraineté sur les données et l’énergie : les États réinvestissent l’économie comme instrument stratégique. Les chaînes de valeur, optimisées pour l’efficacité, révèlent leurs vulnérabilités face aux chocs géopolitiques, climatiques, cyber et à la défiance sociale.
Dans ce nouvel âge, les ambitions impériales réapparaissent sous des formes contemporaines : zones d’influence, contrôle des ressources critiques, projection normative, pression commerciale. La technologie n’est plus « globale », la finance n’est plus universelle, le commerce n’est plus neutre. La mondialisation continue, mais elle devient plus chère, plus segmentée et plus politique.
Pour les entreprises, le changement est profond : la performance ne suffit plus, il faut bâtir des modèles robustes. Piloter avec moins de visibilité, arbitrer entre compétitivité et sécurité, diversifier sans perdre en vitesse, investir dans la résilience (supply chain, cyber, conformité, énergie, données) sans freiner l’innovation : la géoéconomie devient une variable de gestion.
Cette nouvelle donne impose de fait une économie « multi-règles » : normes qui divergent, conformité qui s’alourdit, accès aux marchés et aux technologies plus conditionnel, financement plus sélectif. La rareté devient géopolitique (minéraux critiques, énergie, capacités de calcul), et la confiance — réputation, transparence, capacité à tenir en crise — devient un actif stratégique.
En France, l’enjeu est immédiat : protéger la compétitivité dans un contexte de coûts et de règles instables, tout en sécurisant les dépendances clés (énergie, matières, composants, cloud/IA, talents) et en pesant, via l’Europe, sur les standards qui redessinent les marchés.
Quelles dépendances réduire en priorité sans désorganiser le modèle économique ?
Comment transformer la chaîne de valeur (diversification, régionalisation, partenariats) pour réduire le risque sans perdre en compétitivité ?
Quel ancrage territorial et quel contrat de confiance construire pour tenir dans une économie plus fragmentée et plus contestée ?

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